La condition animale à l’Assemblée

Les parlementaires seront-ils
sensibles à la condition animale ?

Bien-être animal et bien-être humain ne feraient-ils pas qu’un ? C’est bien là l’originalité
de l’approche du colloque organisé à l’Assemblée nationale le 7 novembre. Une initiative de
Loïc Dombreval, vétérinaire et député des Alpes-Maritimes, président du groupe d’étude
parlementaire pour la condition animale, qui a rassemblé des personnalités publiques,
scientifiques et des associations de défense des animaux autour de cette question.

Un nouveau postulat : celui de replacer la discussion parlementaire sur le bien-être et la protection des animaux au coeur d’une démarche globale, dénonçant ainsi
les approches dissociées qui, par le passé, aboutissaient à des échecs des politiques publiques vis-à-vis de ces enjeux. Des intervenants, tels que Boris Cyrulnik, Frédéric Lenoir, Cédric Villani, Matthieu Ricard, Virginie Millet, Bernard Vallat, Marie-Claude Lebret et Anne-Claire Gagnon, sont venus faire la démonstration d’une équation gagnant-gagnant, si humanistes et animalistes se rejoignent sur une notion commune, celle du bien-être et du respect de tout être vivant.
Un contexte parlementaire qui justifie de revenir sur la définition du bien-être animal
En mai 2018, l’Assemblée nationale venait de rejeter neuf propositions d’amendements, mesures en faveur de la protection des animaux domestiques d’élevage, pour privilégier des solutions plus “tempérées”. Les questions que posent l’élevage industriel intensif, les contrôles vidéo en abattoir, le changement du modèle agricole et alimentaire considérant un meilleur bienêtre
des bêtes et de meilleures pratiques d’élevage et d’abattage peuvent-elles être à nouveau discutées par les députés à la suite de ces débats inachevés et des les parlementaires seront-ils sensibles à la condition animale ?
interventions scientifiques1 auxquelles nous venons d’assister ? Pour Loïc Dombreval, président du colloque et du groupe d’étude condition animale du Sénat, « les parlementaires ont besoin des spécialistes du bien-être animal. Je mesure l’importance de la pédagogie, vous allez devenir les relais dont nous avons besoin… » pour faciliter aux côtés des parlementaires de nouvelles réformes réglementaires ou propositions de lois, afin que les députés puissent « tenter de convaincre le gouvernement quant au retard que nous avons vis-à-vis d’autres pays, probablement avec douceur et sans violence, afin de ne pas freiner le mouvement ».

Découvrez l’intégralité de l’article de Corinne Lesaine
paru dans la revue « La semaine vétérinaire » du 16 novembre 2018 • N° 1785

Lire l'article complet

Partagez cet article